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douceur andalouse // découvrir Cordoue

L’Andalousie est une terre de contrastes. 

 De contrastes dans ses paysages accidentés, sa population bigarrée, ses traditions millénaires et son histoire fascinante. L’image que l’on se fait de L’Espagne, présente et passée, est indissociable de l’importance, tant géographique que politique, de cette région septentrionale lovée entre l’Atlantique et la Méditerranée. L’Andalousie, c’est une Espagne rêvée, en concentré. Un territoire, partagé entre des centaines d’acres où fleurissent la culture de l’olive et du raisin et la Costa Del Sol, refuge des touristes en quête de soleil et de mer. Les legs chrétiens, maures et juifs sont aujourd’hui encore bien visibles et restent intimement liés au patrimoine bâti et culturel andalou. Ce métissage datant de plusieurs millénaires, parfois célébré, parfois honni, fait encore aujourd’hui la renommée de cette région au sud de l’Europe.

« Part of Andalucía’s appeal springs from its peculiar history. For eight centuries the region sat on a volatile frontier between two faiths and ideologies: Christianity and Islam. Left to ferment (…) Andalucía underwent a cross-fertilisation that threw up a slew of cultural colossi: ancient mosques transformed into churches; vast palaces replete with stucco work; a cuisine infused with North African spices; hammams and teterías (teahouses) evoking the Moorish lifestyle; and a chain of lofty white towns that dominates the craggy landscape. »

Voici le premier chapitre d’une série de trois articles présentant les hauts lieux de l’Andalousie. Ces trois villes que j’ai adoré visiter, Cordoue, Séville et Grenade, sont réellement des merveilles architecturales et touristiques pour les visiteurs en quête de beauté exotique et de ravissement des sens. J’ai isolé quelques clichés pris durant mon voyage en novembre passé et grâce à celles-ci, je tenterai de vous partager l’essence de ces trois villes andalouses complètement différentes. La première étape de mon voyage en Espagne m’a mené dans la magnifique ville de Cordoue, dans le centre du pays.

Cette ville est reconnue pour posséder un joyau unique en son sein: la Mezquita. Ce qu’il y a de très particulier avec ce lieu de culte, c’est que la cathédrale typique de la Renaissance que l’on retrouve aujourd’hui de l’autre côté du pont romain, au coeur de l’enceinte de la vieille ville, a été construite sur les bases de ce qu’a autrefois été l’une des plus grandes mosquées d’Europe. Construite vers la fin du 8e siècle, cette mosquée a fait office de centre religieux islamique au Moyen-Âge, alors que la péninsule ibérique était sous domination musulmane. Centre culturel et intellectuel majeur durant cette période, la ville voit son symbole religieux se transformer sous les ordres de Charles Quint, Empereur et roi d’Espagne, qui décide de la reconvertir en cathédrale au 16e siècle. 

La Mezquita est véritablement l’élément central de cette petite ville qui conserve son cachet médiéval par ses rues pavées et son organisation urbaine qui enveloppe et protège ce bijou architectural. Si l’on oublie que les vieilles plazas centrales font aujourd’hui office de centres touristiques et de terrasses pour les nombreux cafés et restaurants de la ville, il est intéressant d’observer les traces de l’évolution de cette cité millénaire à travers les siècles: en entrant sur le site, on retrouve l’ancienne cour intérieure, aujourd’hui Patio de Los Naranjos, servant autrefois aux ablutions des fidèles qui est aujourd’hui remplie d’arbres fruitiers, de cyprès et de différentes fontaines toutes très jolies et ornementées. À l’intérieur des murs de la cathédrale, on retrouve une myriade de colonnades, empruntées à la mosquée, ce qui donne une allure et un rythme très particulier à l’architecture du lieu.

La ville de Cordoue, ou Córdoba, a plusieurs visages. Elle a plusieurs fois changé de main pour commencer en étant un centre romain au début du Moyen-Âge pour ensuite devenir un centre islamique très important, une ville abritant une grande communauté juive entre le 10e et 15e siècle pour finalement revenir aux Espagnols chrétiens vers la fin de la Renaissance. La ville de Cordoue est vraiment un exemple probant de ce melting-pot, où ces différentes strates de population successives sont bien visibles: la vile est baignée par le fleuve Guadalquivir, nomenclature arabe voulant dire « grande vallée » et compte aujourd’hui un très beau quartier juif, très bien préservé et vivant, la Judería, qui est composé de dédales de ruelles étroites serpentants entre des habitations blanchies à la chaux, les patios privés à la végétation luxuriante habités par plusieurs familles et les arrangements floraux habillant les murs ivoires. Cordoue est véritablement un chef-d’oeuvre architecturale, une ville à ne pas manquer lors d’un voyage en Espagne.

Sources: Routard & Lonely planet.

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