d'ailleurs

extraits voyageurs // Appelle-moi par ton nom

Aaaahhh l’Italie!

Ce nom résonne à mes oreilles comme porteur de délices et d’une langueur de vivre où il fait bon se réfugier. J’ai eu la chance de visiter ce magnifique pays d’Europe à deux reprises et j’ai tendance à privilégier une consommation personnelle de romans, films, documentaires ou chansons qui me rappellent avec nostalgie les doux moments passés là-bas. Pour moi, l’Italie représente la quintessence du bonheur: les habitants y sont d’une extrême gentillesse, la gastronomie (la meilleure au monde?) explose d’une richesse incomparable et les panoramas y sont tout simplement splendides.

L’Italie se révèle un terreau fertile pour tous ces auteurs, cinéastes et créateurs amoureux du pays qui cherchent à transmettre un tant soit peu, à travers leurs oeuvres, un instantané de tout ce qui passionne les étrangers. L’Italie, pour nous nord-américains, est synonyme de vacances, de la vie douce, de repas gargantuesques et de petits villages gavés de soleil. Je n’échappe malheureusement pas à ces clichés.

Dans l’excellent roman Appelle-moi par ton nom d’André Aciman, on retrouve justement cet amour pour ce pays qui sert de toile de fond à l’une des plus belles histoires d’amour jamais écrites. Je vous partage ici un extrait de ce magnifique roman, un extrait qui nous permet de goûter à la dolce vita et aux vacances éternelles.

«J’adorais le mois d’août. La petite ville était plus tranquille alors qu’au début de l’été; tout le monde était parti pour le vacanze, et les rares touristes n’étaient généralement plus là après sept heures du soir. J’aimais surtout les après-midi : le parfum du romarin, la chaleur, les oiseaux, les cigales, le mouvement des feuilles de palmier dans la brise, le silence qui tombait comme un léger châle en soie sur un jour incroyablement lumineux, autant de plaisir encore rehaussés par la brève marche vers le rivage puis la remontée vers les chambres pour la douche. J’aimais regarder notre maison du court de tennis et voir les balcons vides baignés de soleil, sachant que de n’importe lequel d’entre eux, dont le mien, on pouvait voir la mer infinie. C’était mon balcon, mon monde. »

Appelle-moi par ton nom // André Aciman – P.169

Retrouvez le roman ici!

«

»

what do you think?

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *