d'ailleurs

Santorin pastel // un journal visuel

Santorin est le genre d’endroit qui se passe de présentations. Cette petite île bien connue de l’archipel des Cyclades est le fruit d’une éruption volcanique qui a subitement (et violemment) façonné ses paysages accidentés iconiques il y a de cela plusieurs milliers d’années. Des paysages qui marquent l’imaginaire, oscillant entre onirisme et réalisme sous le regard avide des voyageurs ébahis devant tant de beauté. On imagine une île tranquille, où la vie est douce, une île baignée par un soleil enivrant, qui abrite des habitants passionnés par leur mode de vie insulaire, une île où le vin et la bonne chère sont abondants. Heureusement, ce portrait idyllique et évanescent ne s’éloigne pas trop du quotidien de Santorin, où l’invasion de l’île par un tourisme de masse engorge ses ruelles étroites et ses bords de caldeira étourdissants. L’île de Santorin, forte de son pouvoir d’attraction, se pare de ses plus beaux atours et agit en véritable aimant pour les amateurs de couchers de soleil flamboyants et de trésors fabuleux.

J’ai eu l’immense privilège d’y poser le pied moi-même pour la première fois, un soir d’octobre dernier où l’île était plongée dans le noir complet à notre arrivée. Après un court vol d’une vingtaine de minutes, un véritable saut de puce depuis l’aéroport international d’Athènes, nous sommes arrivées vers minuit, exténuées, conduites vers notre Airbnb par un chauffeur expérimenté, capable de s’orienter dans cet enchevêtrement de petites routes sombres, cahoteuses et plongées dans une nuit ébène. C’est seulement au petit matin, après avoir dormi d’un paisible sommeil du juste, que notre regard neuf s’est posé sur ces paysages exceptionnels, des monticules inégaux et des îlets déposés qui se fondent dans la mer Égée et son bleu azur à perte de vue, se confondant au ciel sans nuage.

Nous étions logées dans une jolie maisonnette construite à même le roc et bâtie à quelques pas à peine de la très photogénique Oia. Ce petit village soudé au versant nord-ouest de Santorin, camouflé par le renflement de la caldeira, n’était accessible qu’après l’ascension d’une pente douce de quelques mètres. À la première montée, nous avons dû nous arrêter quelques minutes pour souffler, reposer quelques instants nos corps avachis par le décalage horaire et nous asseoir sur un petit banc blanc accroché en milieu de colline, jouxtant une jolie petite chapelle orthodoxe d’un blanc immaculé. Les derniers pas nous séparant du cœur du village ont été ensuite motivés par la découverte de ce paysage fabuleux tant vanté. Au petit matin, nous avons pour la première fois posé les yeux sur cette cascade organique de petites maisons blanchies à la chaux. Blotties au creux de falaises abruptes et vertigineuses. Le soleil chauffait nos peaux blanches du début de l’automne et englobait d’un brillant halo les petites habitations cubiques, entassées les unes sur les autres, donnant l’impression d’une coulée de lave architecturée, d’un alliage forgé de pièces pastel s’imbriquant parfaitement l’une dans l’autre. Le souffle coupé, nous nous sommes appuyées sur la rambarde naturelle, une protection contre de potentielles chutes de pression de touristes saisis par tant de beauté brute, et avons patiemment scruté le village dans ses moindres détails pour en graver l’essentiel dans nos cœurs chavirés.

Clocher d’église qui surplombe la mer Égée.

Ombres de début de matinée.

La splendide Oia.

La plus belle de toutes les vues: des bateaux sur la mer Égée, un petit balcon tout mignon et des îlots volcaniques.

Petit-déjeuner avec vue sur la Caldeira.

Cactus qui brise l’harmonie des tons.

Apéro au coucher de soleil à la pointe sud de Santorin.

L’heure du coucher de soleil à Fira, un soir d’anniversaire.

Le splendide soleil, une boule brûlante et orangée qui se couche au large de la mer.

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